Hôtels à Palmyre Syrie -Palmyre Syrie Hôtels
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Palmyre
Au coeur du Désert Syrien et au milieu des sables d'or qui s'étendent à l'infini, une oasis comme il n'en existe nulle part, surgit devant vous. Une oasis de colonnes et palmiers qui vous envoûtera comme elle a envoûté tous ceux qui l'ont vue. C'est Palmyre! La reine du desert; Palmyre dont les vestiges disent la gloire et dont les ruines se dressent immenses, imposantes, pour raconter sa grandeur, son authenticité et toutes les épopées dont elle-même, ses citoyens et Zénobie, sa reine si belle est si fameuse…, furent les héros. L'oasis est très ancienne. Elle se situe à proximité d'une source chaude nommée Afqa qui est citée dans l'un des manuscrits assyriens remontant au XX° siècle avant J.-C. et mentionnée également dans les tablettes de Mari.
Palmyre fut de tout temps une étape idéale pour les
caravanes qui se déplaçaient entre l'Irak et la Syrie et pour celles qui
empruntaient la route de la soie allant des confines de la Chine à la
Méditerranée en passant par Palmyre et Homs.
Cette situation exceptionnelle a entraîné, depuis les temps les plus reculés, la constitution d'une agglomération humaine composée d'Araméens et d'Arabes Nabatéens. Aussi Palmyre était-elle devenue à partir du second siècle avant J.-C. et à l'instar de Petra une principauté arabe. Son destin la plaça entre l'Empire Romain et l'Empire Perse, deux géants en conflit.
Certes Palmyre a tenté avec habileté de coexister avec l'un et l'autre et de satisfaire les deux; mais ses intérêts étaient davantage liés à ceux de Rome car les Perses aspiraient toujours à la possession des embouchures du Tigre et de l'Euphrate; ce qui menaçait d'étouffement le négoce des Palmyréniens. Lorsque les Romains conquirent la Syrie, cette ville prit le nom de Palmyra (la ville des palmiers) et connut alors un essor rapide. Elle prélevait, en effet, de lourdes taxes sur les marchandises transportées par les caravanes dont le traffic était devenu très dense. De même elle louait ses fameux escadrons de cavaliers et de lanciers à l'armée romaine.
A l'occasion de sa visite l'Empereur Hadrien déclara Palmyre "Cité libre". En
signe de reconnaissance la ville se donna le nom de Adriana Palmyra.
Sous les Sévères, qui sont d'origine syrienne, Palmyre bénéficia d'un traitement
de faveur. L'Empereur Caracalla la proclama "colonie romaine" en 217. Ce qui
correspondait aux vives aspirations des gens de Palmyre car ce nouveau statut
les dispensait des impôts qu'ils devaient à Rome sur toutes les marchandises
transitant par leur ville: parfums, aromates, épices, ivoire, verreries, soie…
La ville nageait désormais dans l'opulence et le bien-être. Les édifices, les
rues, les arcs, les temples, les statues.. se multiplièrent au point que Palmyre
devint aussi belle et aussi imposante que les plus grandes villes de l'époque
romaine.
Lorsque la lutte entre les Perses et Rome atteignit son paroxysme, cette dernière fit appel à Odeinat, le gouverneur arabe de Palmyre qui parvint à contenir les armées perses et à les batter à deux reprises en 267 ap.J.-C. ce qui lui valut la reconnaissance des Romains et le titre décerné par eux de "Leader de tout l'Orient". Mais en cette même année Odeinat est mystérieusement assassiné. Sa seconde épouse Zénobie personage charismatique prit aussitôt le pouvoir. Elle entrait dans l'Histoire par la grande porte et ne tarda pas à devenir l'une des femmes les plus célèbres du monde et une figure légendaire dans les contes de l'Orient et de l'Occident en raison des qualités éblouissantes qui étaient les siennes.
Elle avait un beau visage et un corps élancé; elle était élégante et ses yeux
noirs brillaient d'intelligence. Elle était discrète et parlait couramment le
palmyrien, le grec et l'égyptien, et parvenait grâce à son éloquence et sa belle
voix à subjuguer ses soldats et ses officiers.
Elle possédait une vaste culture et un sens politique aigu et elle réunit dans
sa cour un grand nombre de philosophes, de savants et de prêtres. D'une ambition
illimitée et animée du désir de se débarrasser de l'hégémonie romaine, Zénobie
conçut pour Palmyre une gloire que cette ville n'avait jamais caressée
auparavant.
Dès l'année 268 elle commença à mûrir le projet de dominer tout l'Empire Romain
en le ravissant à son Empereur Aurélien qui faisait face alors à des difficulté
internes et à des guerres à l'extérieur, Zénobie considéra la situation propice
à la réalisation de son projet. Elle prit possession de toute la Syrie en 270,
envahit l'Egypte et lança ses troupes en Asie Mineure jusqu' au Bosphore. Elle
contrôla ainsi l'aboutissement des voies qui par mer et par terre rejoinaient
l'extrême Orient et les sources d'approvisionnement de Rome. Zénobie ira plus
loin encore dans le défi qu'elle lance à Aurélien en se proclamant et en
proclamant son fils"Auguste", titre réservé exclusivement à l'Empereur et en
frappant en 271 des monnaies à son effigie et à celle de son fils sans qu'y
figure celle de l'Empereur de Rome. 
Mais dès qu'il parvint à assainir la situation à l'intérieur, Aurelien prépara
la riposte afin de se venger de celle qui avait usurpé son titre et son pouvoir.
Il leva une nouvelle armée, traversa l'Anatolie, dispersa à Homs les premières
lignes défensives de l'armée palmyrienne et fonça sur Palmyre qu'il assiégea
jusqu'à ce qu'elle se rendît. Zénobie fut arrêtée et emmenée à Rome en 274 où,
parmi les prisonniers, elle défila dans le cortège d'Aurélien attachée avec des
chaînes d'or, chargée de ses parures et de ses bijoux.
Palmyre, dont la beauté étaient légendaires, ne connut pas un sort meilleur;
elle fut livrée au pillage et à la destruction.
Aujourd'hui encore les archéologues continuent à rechercher le palais de Zénobie
que le conquérant romain avait transformé en ruines sur lesquelles il dressa son
camp.
Mais si Zénobie a payé son ambition de sa vie, son rêve immense les ruines de
Palmyre nous en parlent chaque jour. Avec chaque lever de soleil il vient
caresser ses merveilleux chapiteaux car il est le rêve d'une Reine qui voulut
pour son peuple gloire, prospérité et liberté.
Palmyre est située à 210 km au nord-est de Damas et à155 km à l'est de Homs. Pour la visite du site archéologique, qui couvre six km2, une journée entière est nécessaire afin que le visiteur se fasse une idée clair de la beauté et de grandeur de l'art de Palmyre. Cet art qui se reflète dans les vestiges de cette ville fameuse, dans ses sculptures, dans ses colonnes énormes et ses arcs imposants.
Le temple de Baâl, l'arc de Triomphe, le théâtre, l'Agora, les thermes, la
grande colonnade et le sénat sont les monuments du site. Toutefois la visite des
nécropoles à l'extérieur de la ville s'impose.
Le visiteur qui escaladera la colline sur laquelle se dresse le fort de
Fakhreddine El Maani (17 e.s.) pourra jouir d'une vue panoramiqe sur les ruines,
la ville, ses jardins et le désert.
Quant au musée de Palmyre il offre une riche collection d'art palmyrien à
travers les âges:
Sculptures, mosaïques, objets en or, en bronze et en céramique. Il présente
également des scènes reconstituées sur la vie et le folkore à Palmyre et dans le
désert.
Efqa la source thermale située près de l'Hôtel Le Méridien est l'un des sites
les plus importants à Palmyre. Elle est source de vie pour la célèbre palmeraie.
Ses eaux sulfureuses, irriguent les vergers de Palmyre depuis l'antiquité; de
plus elles ont-selon un rapport medical français officiel une valeur
thérapeutique de première importance pour les maladies de la peau, du foie, des
poumons, des articulations et sont remarquables contre l'anémie. Elles stimulent
la digestion et la circulation sanguine et donnent à la peau une grande douceur.
Une oasis du désert
Palmyre, dont le nom est
associé à la légendaire reine Zénobie, est une cité qui est née et s'est
enrichie grâce aux routes commerciales des caravanes qui quittaient la côte
méditerranéenne et la ville d'Alep, s'enfonçant, à travers le désert de Syrie,
vers l'orient: la péninsule arabique, la Mésopotamie, la Perse, l'Asie Centrale
et l'Inde. Palmyre était alors une ville cosmopolite, prospère et puissante.
Mais, comme Baalbeck et Petra, elle allait sombrer peu à peu dans l'oubli avant
de renaître, au début du XXe siècle, sous les soins de archéologues.
Site d’exception
Grâce la qualité remarquable de ses monuments et par son ampleur. La ville moderne ayant été construite en bordure de la cité antique, la Palmyre romaine s'étale sur tout le territoire - délimité par l'enceinte de Zénobie - qu'elle occupait jadis, avec les nécropoles hors de ses murs. Sur un tell dominant la ville, les princes Maan ont construit un château arabe. Les touristes commencent souvent leur visite de Palmyre par ce vestige assez mal conservé d'une architecture militaire dont la Syrie a mieux à offrir, du Krak des Chevaliers au Château de Saône. L'intérêt de cette laborieuse ascension réside dans la vue panoramique que l'on peut avoir sur le site. L'oasis, l'insignifiante ville moderne, et au milieu de tout ça, les restes splendides de la cité antique avec la grande colonnade de son cardo (1).
On ne visite pas Palmyre comme on visite un musée
Pas d’entrée du site, avec guichets (sauf pour le temple de Bel). Pas de gardien non plus. Les ruines sont disséminées et ouvertes aux quatre vents. Le visiteur a le privilège de pouvoir y déambuler au gré de ses humeurs et de ses envies, a toute heure du jour et de la nuit. L’aube est sans doute le moment le plus fabuleux mais rares sont les courageux lève-tôt qui en profitent. Le soleil fait son apparition, donnant aux colonnes des couleurs kaléidoscopiques, comme dans un tableau de Turner (2). Les heures «normales» de la journée sont les moins agréables, la lumière étant écrasante et la chaleur assez étouffante, sauf en hiver. L’après midi, le soleil commence à descendre avant de disparaître derrière les montagnes et le château arabe. Commence enfin le règne de la nuit qui enveloppe Palmyre dans une ambiance de magie et de mystère. Certains monuments sont éclairés, d’autres pas, on les devine dans la pénombre, sous la voûte étoilée et dans le froid.
La grande colonnade
La ville antique est traversée par le cardo, grande avenue bordée de colonnes - plus d'un kilomètre de long - dans l'axe SE / NO. C'est l'image la plus célèbre de Palmyre. Les colonnes soutenaient une double galerie à portique couvrant deux allées encadrant la chaussée centrale, permettant aux piétons de se promener à l'abri du soleil le long des magasins. Le site d'Apamée, près de Hama, conserve également une belle colonnade de ce genre. Ce qui distingue le cardo de Palmyre de ceux des autres cités romaines, c'est la présence de consoles sur les colonnes. Ces consoles servaient à exposer des portraits en bronze de personnalités importantes de la ville. Hommes d'état, marchands et autres figures locales se montraient aux yeux du monde dans cette "étonnante galerie de portraits" (3).
Le point de départ de la colonnade est un imposant arc monumental à trois ouvertures. La fonction de ce dernier est assez inhabituelle dans la mesure ou il ne s’agit pas d’un arc de triomphe comme on en trouve dans les cités de l’empire, mais d’un objet architecturel dont la fonction est de masquer le désaxement entre la perspective du cardo et celle du temple de Bel, en face. On remarque, sur la partie gauche (en venant du temple de Bel), le dédoublement des pilastres et des arches. La perspective du cardo s’ouvre alors jusqu’au Tetrapyle. La cite romaine est habituellement traversée de deux axes perpendiculaires, le cardo et le doecumanus, leur croisement marquant son centre géographique. Palmyre n’à pas d’axe transversal, mais on a fait tout comme. Un portique vient, de biais, rejoindre le cardo à cet emplacement. Le tétrapyle est une grande place marquée par quatre socles sur chacun desquels sont posées quatre colonnes soutenant un entablement. La symétrie parfaite de l’ouvrage est la pour corriger l’irrégularité du plan urbain.
Non loin du Tetrapyle, au cœur
de la cité, se trouvent l’Agora, place publique, et le Théâtre, dont la
restauration récente est un peu trop excessive à notre goût. En continuant sur
le cardo, le terrain amorce une légère ascension. La perspective s’achève sur le
temple funéraire, à l’extrémité occidentale. Cet emplacement n’est pas anodin,
car, dans les civilisations antiques, l’ouest était associe a la mort car c’est
le coté vers lequel le soleil, astre de la vie, se couche. Le temple de la mort
est le premier édifice de Palmyre à disparaître dans la pénombre au crépuscule.
Sa façade, avec un portique à six colonnes, est precedee d’un escalier qui ne
couvre que la partie centrale. A gauche du temple se trouve le Camp de
Dioclétien. Dédié aux légions romaines, son emplacement stratégique en hauteur
en fait un lieu de pouvoir privilégié. Le parcours peut aussi dériver dans une
autre direction, celle de l’Hôtel Zenobia, construit en bordure du site. En face
de l’hôtel on aperçoit un joli temple dédie à Baalshamin, une divinité locale.
L’empire romain jouait toujours entre globalisation et identité culturelle.
Globalisation d’un système d’urbanisme, d’un type de construction et d’un mode
de vie. Identité culturelle avec la présence, dans chaque région, de
particularismes locaux, notamment dans les divinités. L’exemple le plus probant
à ce sujet est le Temple de Bel.
Le Temple de Bel
Face a l’arc monumental, c’est le plus grand et le plus majestueux édifice de Palmyre.Installé dans un temenos – une cour fermée par quatre murs à propylées – de 200m de coté. Au coeur de cet espace sacré, le temple en personne. Apparemment de style hellénistique. Apparemment seulement, car il y a une bizarrerie qui n’échappe à personne. La porte d’entrée n’est pas dans le sens de la largeur, comme c’est le cas pour tous les temples gréco-romains, mais dans celui de la longueur, sur un «grand» coté, et même pas au milieu! Toute l’axialité en est modifiée. Au lieu d’avoir un bâtiment en profondeur avec un pronaos (vestibule) et un naos (nef), on a un espace en largeur. Qui plus est, les observateurs remarqueront bien des détails étranges comme les pseudo créneaux d’influence babylonienne! A l’intérieur du temple, une grande salle encadrée de deux chapelles latérales aux plafonds entièrement taillés et sculptés dans un bloc de pierre. Le temple de Bel est donc un exemple unique de fusion entre un style gréco-romain international et des pratiques plus orientales. A partir du XIIe siècle, le temple fut transformé en mosquée et son esplanade couverte de maisons blotties contre ses parois. Des photographies aériennes montrent cet état d’appropriation de l’espace qui se termina en 1930, avec la démolition de ce village dans le temple et le dégagement et la restauration du site archéologique.
Musées
Non loin du Temple de Bel, une petite promenade est l’occasion de sortir des sentiers battus et de visiter le Musée Ethnographique. Un bâtiment blanc qui servit aux armées ottomanes puis françaises et dont la cour aurait pu être le théâtre d'exécutions. Simple spéculation inspirée par le fait que le nom de Palmyre est aussi - tristement - associé à la présence d'une prison assez célèbre dans le pays. Mais revenons au musée ethnographique ou l'on trouvera des bijoux, vêtements, tissus, harnachements et autres objets et documents bédouins. Plus incontournable est le musée archéologique, situé en bordure du site. Ses collections proviennent des fouilles locales et permettent de se faire une idée de l’art de Palmyre, qui, malgré l’influence gréco-romaine, garde des spécificités locales facilement reconnaissables par ses figures assez figées, hiératiques et souvent cadrées dans des niches. Le portrait sculpté est la figure de proue de l'art palmyrénien. Comme dans beaucoup de civilisations de l’antiquité, il était à vocation funéraire. Il existe des portraits individuels et surtout des portraits de couples. Des historiens ont décelé une influence de la statuaire palmyrénienne sur la sculpture bouddhique de la civilisation du Gandhara qui s'est développée entre les territoires actuels du Pakistan et de l'Afghanistan. Influence véhiculée par les routes commerciales qui reliait Palmyre et l'Empire Romain au monde asiatique. N'a-t-on pas découvert des monnaies romaines près de Hanoi, au Vietnam?
Les tombeaux de Palmyre
Hors de l'enceinte, dans les collines, se trouve la Nécropole, dont la visite est une expérience inoubliable. Deux types de tombes disponibles à Palmyre: Les tombeaux tours et les hypogées. Dans les deux cas, il s’agit de tombes collectives. Deux tombeaux, un de chaque genre, sont ouverts à la visite, mais sur rendez-vous, avec un gardien qu’il faut aller dénicher au musée archéologique. Les tombeaux tours sont, comme leur nom l'indique, des constructions en hauteur, sur plusieurs étages (généralement trois), qui émergent des sables du désert. Celle que l’on visite est la Tour d’Elahbel. L’intérieur est remarquablement conservé avec, au rez de chaussée, décor de stucs à pilastres cannelés et plafond a caissons. Les défunts sont ‘rangés’ dans des loculi, suivant une hiérarchie bien établie. Plus on est à un étage élevé, moins c’est chic. Au sommet, terrasse, avec vue intéressante. Les hypogées sont des tombes souterraines. Le visiteur a droit à l’hypogée des trois frères, qui conserve un superbe décor peint. Ne pas manquer d’observer le système de rangement particulièrement audacieux qui permet de gagner de la place. Très style, isn’t it?